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07.07.2013

Vacuum

On ne trouve pas la solitude, on la fait. (Marguerite Duras, in Écrire)

Encore une de ces nuits merdiques où je me demande ce que je fous là, comprenez où je me demande quelle différence ça ferait si je disparaissais. Ce n'est pas vraiment une pensée suicidaire, plutôt une expression de cet absurde qui me frappe à nouveau au visage. J'ai 33 ans, bordel. Je devrais être en train de faire la fête avec mes potes, ou de baiser ma nana, ou de dormir en préparation d'un dimanche en forêt avec mon gosse, que sais-je. Au lieu de ça, j'écris du bord du monde à destination des quelques vivants passant par là.

Brève apparition d'un fantôme : un SMS pour prendre la température ; où en es-tu de ta vie, mon beau ? J'ai menti ; la vie suit son cours, ma belle. Bof. Histoire passée depuis longtemps. Plus rien à foutre, dégage.

Dernier test de la délicate : elle prétend avoir de l'intérêt pour moi, qu'elle le prouve. Pour l'heure, silence radio depuis mercredi soir. Ca s'annonce bien.

Prise de distance avec une amie : après m'avoir littéralement abandonné pendant des mois pour aller vivre une énième expérience de couple à l'autre bout de la France, la voilà qui revient, grosse de déception et d'un moutard. Sauf que cette fois je n'ai ni la force, ni l'envie, de me charger de son pathos.

Redescendre : plus je vais et plus je me dis qu'il faut vraiment se situer à un niveau très concret, empirique, pour vivre. Que tous les discours philosophiques, religieux, politiques, etc. relèvent du blabla. Vents de bouche pour cervelles trouées.

Dormir.