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18.06.2012

La seule règle

Survivre et prospérer. Au final, lorsqu'on s'est débarrassé des rationalisations foireuses et des bons sentiments, il ne reste que ça : cette volonté froide de l'ego, ce désir furieux de pouvoir sur les êtres et les choses.

Impression de sortir d'un très long sommeil, comme un voile qui couvrait la réalité et se déchire enfin.

11.06.2012

Acidulé

Eh bien voilà, c'est fini avec C.. Hier soir, nous nous sommes vus, chez ses parents pour la première... et la dernière fois. Une soirée bien étrange, en vérité. En arrivant, après une semaine sans l'avoir vue, j'aurais dû être heureux de la retrouver. Même pas. J'ai éprouvé cette même sensation de malaise dès qu'elle a ouvert la bouche, en me disant que j'aurais mieux fait de ne pas venir. Je me suis néanmoins détendu peu à peu. Nous sommes allés dans sa chambre. S'en est suivie une discussion houleuse, au cours de laquelle elle a témoigné de son ambivalence habituelle ("je suis bien avec toi, mais pas prête à m'engager, je ne veux pas me sentir en couple"), tandis que je lui ai exprimé ma lassitude de la situation et mon désir de trancher. Pleurs de part et d'autre. Puis, plus tard, je ne sais trop comment, nous avons fait l'amour. Deux fois. Puis je suis rentré. Ce matin, un SMS de la belle, où elle me dit à nouveau qu'elle se sent comblée dans mes bras... mais qu'elle ne veut pas être en couple. Ce soir, je lui ai envoyé un long message sur Facebook dans lequel j'ai rompu avec elle, en lui souhaitant d'être heureuse. Je me sens à la fois triste et soulagé. Tristesse de ce nouvel échec, puisque c'en est un. Tristesse de ce retour à la solitude et de voir C. sortir de ma vie car malgré tout, je suis amoureux d'elle. Soulagement de n'avoir plus à supporter ce noeud gordien affectif, de pouvoir (au moins en théorie) passer à autre chose. Il reste que je vais la revoir au boulot et que je n'en ai aucune envie. Boulot pour lequel je suis à saturation également et que j'envisage sérieusement de quitter, indépendamment de C..

Désir de nouveauté.

04.06.2012

A n'y rien comprendre

Une étrange succession d'événements, ces derniers jours. Vendredi, je retrouve par hasard sur une clé USB des écrits de jeunesse. Je m'étonne alors de la vitalité de mes propos : que m'est-il arrivé, depuis ? Samedi, je reçois un message de L., me proposant une balade. Oui, vous avez bien lu, L., la seule, l'unique. Qui m'avait appris il y a peu qu'elle était en couple avec le fils d'un ami de son père et... enceinte. Nous sommes allés en montagne. Longue marche au soleil. Discussions et rires. Un temps nous nous arrêtons, L. se rapproche, puis finit par lover sa tête contre moi, évoque notre relation passée, exprime à plusieurs reprises comme un regret et suggère que, peut-être, aujourd'hui... En fin d'après-midi, nous rentrons. L. aurait voulu continuer la soirée avec moi, j'ai décliné, ne sachant trop quoi penser. Impression mitigée : à quoi joue-t-elle ? Ce même jour, j'ai reçu un message de E., oui, E., celle-là même que j'ai trompée avec L. ! E. souhaite prendre des nouvelles et l'air de rien, me demande ce que je deviens. Elle aussi, bordel, à quoi joue-t-elle ?! Pendant ce temps, C. est loin, en vacances, absente pour une semaine. Bizarrement, elle ne me manque pas. Peut-être qu'elle m'en a trop fait voir. Je suis arrivé à saturation, je ne ressens plus rien. Sentiment de gâchis.

Reste Dieu, qui n'a pas fini de m'emmerder. Je n'arrive pas à croire. Pascal a beau dire, ce n'est pas en faisant comme si on avait la foi qu'elle vous envahit tout soudain. Et pourquoi voudrais-je avoir la foi, au final ? A chaque fois que je fais une "crise mystique", c'est que je vais mal, que je me trouve au bord du gouffre : quel crédit accorder à une foi qui surgit de quelque dérèglement nerveux ?