24.09.2008
Fin du rêve familier
Jusque là, j'ai toujours respecté les femmes. Je les ai écoutées, je ne les ai pas prises pour des objets sexuels, je me suis comporté en parfait gentleman, bref, j'ai été... stupide. Le summum il y a quelques jours. Cette fille, qui m'invite tout soudain chez elle, en pleine nuit. Cette même fille qui me fait entrer dans son univers, provoque le contact (un long massage par mézigue qu'elle a beaucoup apprécié, selon ses dires) et qui accepte (ou fait en sorte ?) que je dorme avec elle, dans son tout petit lit, donc blotti contre elle... Eh bien, croyez-le ou non, mais cette fille, je ne l'ai pas baisée. Ni même embrassée. Rien. J'ai obéi gentiment, comme d'habitude, à ses consignes manifestes, à l'évidence à l'opposé de son désir latent. Depuis, peu de nouvelles et encore, parce que j'ai pris l'initiative de la contacter. Oh, certes, sa fragilité, ses études, ses amis, sa liberté... Et ma connerie, surtout. Test échoué.
Extirper de mon être jusqu'au dernier reliquat du mythe platonicien de l'androgyne, dont dérivent ces sottises romantiques autour de "l'âme soeur", que chacun aurait, quelque part et qu'il suffirait de trouver pour vivre heureux jusqu'à la fin des temps, dans une grandiose fusion intime.
Et prendre la "femme inconnue" de Verlaine, comme une chienne.
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