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17.09.2008

Chic type (2)

En fait, il n'y a rien de mal à être gentil. Au contraire. Non, le truc, c'est de savoir, dans le même temps, se faire respecter et s'affirmer. "Gentillesse n'est pas faiblesse", dit l'adage. C'est vrai, si et seulement si vous êtes capable de ne pas être gentil, justement. Petit recadrage avec la donzelle de l'autre soir m'ayant posé un lapin téléphonique. Fermeté et courtoisie, le résultat ne se fit pas attendre : présentation d'excuses par la belle et engagement à ne pas renouveler son comportement qui signait un manque profond de considération (qu'il se soit agi d'un réel empêchement ou d'un de ces tests qu'affectionne la gent féminine). Etre gentil tout le temps, ne pas défendre son intégrité (physique et psychologique) revient à se coller une jolie étiquette "Exploitez-moi" sur le dos. Et le gentil exploité s'indignera de la perfidie humaine alors qu'il est pleinement responsable de sa situation. Il y a aussi les jeux psychologiques. Souvent, en bon chic type, j'ai tendance à me poser en Sauveur avec les autres en général et les filles en particulier (et comme "par hasard", je n'attire que des gens à problèmes). Oh, je suis sincère, je veux vraiment aider. Mais sous couvert d'altruisme, c'est aussi un moyen d'entrer dans l'intimité de la personne, de tout savoir sur elle et donc, subtilement, d'instaurer une dépendance que, par un mauvais calcul, lorsqu'il s'agit d'une fille, j'entends bien convertir en amour. Et lorsque, sans surprise, l'amour n'est pas au rendez-vous, après le dépit de la Victime, je prépare (au moins dans mes fantasmes, mais je sais que je pourrais très facilement passer à l'acte...) la vengeance du Persécuteur. Arrêter de jouer du triangle dramatique (Karpman), donc et être assertif. Parce que les femmes aiment les hommes gentils, au fond. Pourvu qu'ils aient des couilles.